vendredi, 30 octobre 2009

Musiques traditionnelles

 

Dans la culture afar, la danse tient une place importante et accompagne les moments importants de la vie. La danse Laale, exécutée exclusivement par des hommes, ou la danse Malabo, exécutée exclusivement par les femmes, accompagnent par exemple les cérémonies de mariage. Dans le registre traditionnel afar, on trouve des Joutes (Saxxag et kassow), des chants de louanges (Faras saare et Gaali Saare) et des paroles prophétiques du devin (Adals).

Ahmed Al Gohari

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Laqde

Dans les années 1950, des artistes modernisateurs du patrimoine afar vont dominer la scène djiboutienne. Premier artiste à chanter en Afar à la SORAFOM (Radio France d’Outre mer) en 1955, Ahmed Al Gohari a été formé aux chants traditionnels et anime de sa voix de crooner les mariages et les fêtes traditionnelles. Employé à la SORAFOM, il devient populaire avec des titres comme « Naharsi Maaqata ».

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Hamadou Dabale 

Il sera suivi en 1956 par Cheikh Ahmed, Talha et Laqdé, journaliste, poète, musicien. Dans les années 1960, Laqdé et Ahmed Al Gohari créent les premiers clubs musicaux (“Club Date Mao” en 1962 et “Club Mer Rouge” en 1964) dans lequel se produisent les grandes pointures de la musique afar comme Dimis Doulla, Mohamed Gabassé (Hasoba), Abdo Koré (Missixing) Hassan Dalga (Adagali) Mohamed Moussa (B.M) Youssouf Abdillahi, Helem Ahmed Mohamed Eebo, Oudoum Ffila mali, Waqays et Haroun Daoud, auteur de l’hymne national. Le compositeur Hamadou Dabaleh se fait connaître en 1963 lorsqu’il chante à l’âge de 15 ans dans le club de son père Mohamed Ali Talha « Bukku’t’ayro », une chanson d’amour . A la même époque s’imposent le chanteur Saïd Abdi et le guitariste Bamakhrama, pionniers de la chanson somalie et arabe.

Folk, pop et blues nomade

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Abayazid

Depuis les années 1970, Aidarous tente de moderniser la chanson djiboutienne, proposant un afro-folk puisant dans le répertoire afar et somali (Issa). Hassan Loïta reprend les titres de Laqdé. Batteur du club musical de Mont Arreh, Kamal compose entre 1967 et 1990 une centaines des mélodies. Dans les années 1980/1990, on trouve des artistes comme Abdallah Lee et Dinkara qui constitue le groupe phare de la pop djiboutienne, optant pour un afro-rock aux couleurs nomades. Révélé par le groupe Dinkara, Habib Mohamed alias Père Robert à contribué à la diffusion de la culture afar au niveau international. Quant à Abayzid, il a re-dynamisé la poésie et la chanson nomade afar sur fond de blues.

La scène djiboutienne s’organise

Il faut attendre la fin des années 1990 pour voir la scène djiboutienne s’organiser de manière professionnelle avec la naissance de structures de promotion et d’enregistrement comme l’Association Adagio née en 1997 sous l’impulsion d’un petit groupe de musiciens. Avec comme objectif de collecter, de produire et de diffuser les musiques, traditionnelles ou modernes de la Corne de l’Afrique, elle propose des salles de répétitions ainsi que l’enregistrement de maquettes dans un studio numérique de 24 pistes : Le Palmier en Zique. Le concours culturel « Les jeunes chantent les anciens » encourage les jeunes talents et permet la revalorisation du patrimoine national.

Commentaires

prometteur&administrateur culturel ;directeur adjoint du Palis du peuple C'est grand plaisir et anthousiasme que je découvre par hasard en surfant sur mon net votre site;bravo et félicitation,je me retiens de toute autre commentaire pour ce début car je n'ai même pas pris le temps de consulter comme il se doit votre site. Déjà sans savoir qui serait à la source de cette courageuse initiative , je suis fort émerveillé. En guise de soutien je vous offre ma entière disponibilité.

Écrit par : ABAYAZID HOUMED ALI | mardi, 29 décembre 2009

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BRAVO ET FELICITATION JE ME LIMITE QU'A DES ENCOURAGEMENT ET VOUS OFFRE MON SOUTIEN TOUT EN VOUS FAISANT PART DE MA DISPONIBILITE

Écrit par : ABAYAZID HOUMED ALI | mardi, 29 décembre 2009

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Bonjour Mr Abayazid,

merci a vs pour votre soutien et votre disponibilite.

Ramid.

Écrit par : Ramid | samedi, 24 juillet 2010

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je vous souhaite tous d'abord une agréable ramadan , j'aimerai vous félicité aussi pour votre blog , ca offre beaucoup a tous ce qui sont a l'étranger , et je me réjouis et je me sens très instruis après la visite de votre blog , tous compte fais j'aimerais avec votre permission de vous faire savoir que mohamed ali talha ne pas le père de hamadou dabaleh .

MERCI

Écrit par : hassan hamadou dabaleh | vendredi, 13 août 2010

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Bonjour Mr Hassan nous ne manquerons de soumettre votre remarque auprès de nos sources et surtout n'hésiter pas à nous faire part de vos avis.

Merci à vous d’avoir pris le temps de visiter notre blogs qui est d’ailleurs le votre.

Ramid.

Écrit par : Ramid | vendredi, 13 août 2010

en tant que fils d'afar je feliciteRamid et je suis ravi qu'aujourd'hui qui y est un groupe ou une association fait de tous sa possibilité pour sauver notre culture(afar) qui est en voie de diparition et je vous encourage pour ce fait et merci et moi en tant qu'elève du lycée j'aimrai bien etudier et en meme temp prendre le meme chemin que vous et merci infiniment

Écrit par : ahmed abkari | vendredi, 22 octobre 2010

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bsr me frere j suis vraimen tre fier de voir aumoins le nom de notre chanteur soit tjrs soigne avec du sable blanche

Écrit par : pifpaf | jeudi, 11 novembre 2010

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